Les mammifères de la Côte-Nord

Les mammifères de la Côte-Nord

La grande faune

L’original (Alces alces), le caribou forestier et l’ours noir (Ursus Americanus) composent les gros gibier de la forêt boréale. Le Caribou forestier du Québec vit principalement dans les peuplements constituer d’épinettes noires() et de sapins baumiers (). L’orignal fréquente, pour sa part, les peuplements en régénération, c’est-à-dire les secteurs ayant subi de la coupe forestière ou un feu de forêt. L’ours noir, étant omnivore, fréquente plusieurs habitats pour survenir à ses besoins vitaux tel que les boisés denses qu’il habite, les rives des cours d’eau et les clairières afin de se nourrir de petits fruits comme le bleuet sauvage (1).

     

Les animaux à fourrure

Un animal à fourrure défini un animal qui peut être chassé ou trappé, avec un permis adéquat, afin d’obtenir sa fourrure pour le commerce de celui-ci (3). Une grande diversité de ces animaux à fourrure, grand et petit, sont présent sur le territoire de la Côte-Nord. On retrouve dans la forêt dense le lynx et, sa proie de prédilection, le lièvre d’Amérique. La forêt résineuse et mixte profite au porc-épic, à l’écureuil roux et au grand polatouche. Les coupes forestières et les champs agricoles, nuisibles à plusieurs espèces et bénéfique à d’autres comme la marmotte commune, le renard roux et la mouffette rayée, créent des espaces découvertes ou semi-découvertes comme des clairières et des forêts clairsemées. Ces trois espèces affectionnent également les vallées de rivières et les rives des lacs. À l’intérieur et en bordure des milieux aquatiques,  le castor, le rat musqué, la loutre de rivière et le vison d’Amérique font acte de présence (1). 

D’autres animaux à fourrure sont présent sur le territoire, mais avec une population plus restreinte comme le carcajou, confiné à l’extrême nord de la forêt. La martre d’Amérique et le pékan, également moins nombreux, occupent le nord de la forêt résineuse et, pour le pékan,  les forêts de repousses ainsi que les abords des cours d’eau. Enfin, le loup fréquente la forêt et les aires ouvertes de façon éphémère (1).

Lynx chassant sa proie

Loutre de rivière

 

 

 

Les espèces menacées

Selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, la population de carcajou sur le territoire du Québec a le statut d’espèce en voie de disparition, puisqu’il est probablement disparu de notre province (4 ; 6). Cependant, il a été signalées à de nombreuses reprises dans les dernières années, mais aucune observation n’a été confirmée depuis 1978 (6). La confusion est dû à sa ressemblance avec l’un de ses cousins, le pékan. Un animal plus imposant en taille et plus foncé que la martre d’Amérique, par contre il est tout de même bien moins imposant que le carcajou (5).

Carcajou

Pékan

Martre d’Amérique

 

 

 

 

 

Le caribou forestier, réparti en petits groupes sur le territoire de la Côte-Nord ainsi que dans le nord du Québec, est une espèce vulnérable. Cette espèce a subie une perte et une altération d’une grande partie de son habitat par l’aménagement forestière et les feux de forêt. Ces perturbations réduisent la quantité et la superficie des forêts boréales matures essentielles à leur survie qui leur procurent une tranquillité, une production de lichens satisfaisante et une protection contre les prédateurs (2).

Les aménagements forestiers et la pression anthropique sont les premières causes de la diminution des populations de caribou forestier et de carcajou. Ces animaux ayant besoin d’un grand territoire vital, la fragmentation de celui-ci est très néfaste à leur survie.