Les poissons d’ici

Les poissons d’ici

Les poissons d’eau douce

Les lacs et les rivières de la Côte-Nord sont peuplés par plus d’une vingtaine d’espèce de poisson. Parmi toutes ces espèces, l’omble de fontaine, plus communément appelé la truite mouchetée, est la plus abondante dans nos cours d’eau. Les autres espèces présentent sont la ouananiche, le grand corégone, le touladi, l’omble chevalier, le grand brochet, la lotte et les meuniers rouges et noirs. Dans le sud de la région, on peut observer la présence, en moins grande quantité, de la perchaude, du doré et de l’omble chevalier (1).

Les poissons anadromes et catadromes (Anadromes ou catadromes ?)

Certaines espèces de poisson passe une partie de leur cycle vital en eau douce et en eau salée (en mer). Une espèce dite anadrome est une espèce de poisson qui se reproduit en eau douce et qui migre vers la mer pour croître, tandis qu’une espèce catadrome fait l’inverse. Elle se reproduit en mer et ses jeunes migre en eau douce pour grandir. Un exemple de poisson catadrome habitant les lacs et les rivières de la Côte-Nord est l’anguille d’Amérique. En revanche, les espèces anadromes dans nos cours d’eau sont représentées par le saumon de l’atlantique et l’omble de fontaine (1 ; ).

                                                             

La ouananiche est une sous espèces du saumon atlantique, puisque c’est un saumon d’eau douce. Contrairement, au saumon atlantique la ouananiche ne migre pas en mer et demeure en eau douce, car elle ne peut généralement pas sortir de son cours d’eau pour rejoindre la mer (3). L’omble chevalier oquassa présent sur la Côte-Nord est légal de la ouananiche, soit une sous-espèce de l’omble chevalier qui migre en mer pour croître (2).

saumon atlantique

Les espèces menacées

L’anguille d’Amérique était jadis l’une des espèces de poissons les plus abondante en Amérique du Nord. Cependant, elle a connu un déclin allant jusqu’à 98,8 % de sa population historiquement présente dans certaines régions du Québec. Les principales causes sont les barrages et les turbines de ceux-ci et la pollution des cours d’eau. Les barrages sont des obstacles de grande taille à la migration de ces poissons et les turbines créent de la mortalité. L’anguille d’Amérique est une espèce indicatrice, ce qui signifie que si sa population va bien, en général, le reste de l’écosystème se porte bien également (4). Suite à ce déclin, l’anguille d’Amérique est susceptible d’être désignée comme menacée ou vulnérable au Québec (2).  Le COSEPAC évalue l’espèce comme menacée (5).

L’omble chevalier oquassa est une espèce isolée en eau douce à la suite du retrait des glaciers. C’est un vestige des populations anadromes d’omble chevalier qui vivait autrefois dans la mer de Champlain et l’océan Atlantique. Cette espèce est est susceptible d’être désignée comme menacée ou vulnérable au Québec, mais les populations de la Côte-Nord et celles du nord du Québec ne sont pas dans cette situation. Les causes sont la destruction de l’habitat par l’eutrophisation des lacs et de l’introduction d’espèces compétitrices dans les plans d’eau (2).