Mémoire pour la consultation publique sur les enjeux de la filière uranifère au Québec

En bref

Années d’exécution
2014
Type de projet
Sensibilisation
Territoire ciblé
Québec
Statut du projet
Terminé

Liens avec le Plan directeur de l’eau

Enjeux abordés

Qualité

Problématiques abordées

Contexte

Le Canada est reconnu pour être parmi les terres les plus fertiles en gisements uranifères, représentant entre 20 à 25% de la production mondiale annuelle d’uranium. Une commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur les enjeux de la filière uranifère a été mise sur pied en mars 2014, livrant son rapport au Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) en mai 2015.

Objectifs

En tant que structures porteuses de la gestion intégrée de l’eau (GIEBV), les OBV et le Réseau des OBV du Québec (ROBVQ) étaient interpellés par ces enjeux. Les activités d’extraction et d’exploitation de ce minerai ont nécessairement lieu dans un bassin versant, et ont donc un impact sur la GIEBV. Les OBV et le ROBVQ ont donc souhaité présenter un mémoire relatif à l’impact de l’uranium sur la ressource en eau.

Résultats

Disponible en son ensemble ci-bas, le mémoire produit se décline en 5 sections:

  • une description des OBVs et du ROBVQ;
  • une présentation de l’élément uranium et ses produits de désintégration;
  • une indication des voies potentielles de contamination de la ressource en eau;
  • une exposition des conséquences selon les usages de l’eau définis par le MDDELCC; et
  • un état des conclusions du mémoire.

En résumé, nous concluons que l’eau demeure vulnérable aux activités d’extraction et de transformation de l’uranium. Les rejets miniers dans l’environnement sont susceptibles d’atteindre les ressources en eau, générant potentiellement des effets néfastes sur les eaux de surface et souterraines, les écosystèmes aquatiques, et enfin l’humain, qui utilise quotidiennement cette ressource. Les expériences négatives de plusieurs pays devraient nous permettre de constater que la gestion des risques en lien avec cette industrie n’est pas aboutie.

Par ailleurs, il est important de souligner qu’au Québec, les aquifères sont mal connus. Les travaux liés au programme d’acquisition de connaissance sur les eaux souterraines du Québec, ayant pour but de documenter la vulnérabilité des ressources en eau souterraine face à plusieurs types de contaminants, ne couvrent toujours pas l’ensemble du territoire québécois et nord-côtier.